Franchir un cap
Dans mon précédent article, je faisais le bilan de ma pratique et j’expliquais ma volonté de structurer davantage mon entraînement, avec l’objectif de progresser et de mieux comprendre ma préparation.
Pour franchir ce cap, j’ai décidé de me faire accompagner.
Depuis début décembre, je travaille avec un entraîneur afin de préparer mon objectif principal de l’année : participer à La Marmotte Granfondo Alpes fin juin 2026.
Ce choix n’est pas uniquement orienté performance. Il s’inscrit surtout dans une démarche d’apprentissage : comprendre la logique des séances, observer les adaptations et progresser de manière plus intelligente.
Le plaisir reste central. Il n’a jamais été question de transformer le vélo en contrainte. Mais aujourd’hui, chaque séance a une intention claire.
Un cadre clair dès le départ
Avant de commencer, nous avons pris le temps d’échanger en profondeur. Nous avons fait un point sur ma pratique passée, mon volume d’entraînement actuel, mes disponibilités et mes contraintes personnelles.
Depuis décembre, je suis sur un rythme de 5 séances de vélo par semaine, auxquelles j’ajoute au minimum deux séances de renforcement musculaire.
Les zones de puissance : le cadre objectif
Je m’entraîne avec un capteur de puissance.
Les intensités sont définies à partir de la FTP (Functional Threshold Power), c’est-à-dire la puissance maximale que l’on peut soutenir environ une heure.
Pour travailler correctement, il est indispensable de connaître sa FTP. Cela passe par un test spécifique (test 20 minutes, ramp test…), qui sert de base pour calculer les zones.
👉 Illustration des zones de puissance

Chaque séance vise une zone précise.
L’objectif n’est pas d’être constamment dans l’intensité élevée, mais de développer progressivement les différentes qualités physiologiques, avec une grande place laissée au travail d’endurance.
Les zones donnent un cadre structuré à la préparation.
Le ressenti : l’ajustement humain
En parallèle des données, je travaille avec le RPE (Rate of Perceived Exertion).
👉 Illustration de l’échelle RPE

Le RPE permet de traduire une sensation en valeur.
Il complète la puissance.
Une séance peut être conforme en watts, mais plus difficile que prévu en ressenti. Fatigue, sommeil, stress ou récupération influencent fortement la perception de l’effort.
Les données donnent un cadre.
Le ressenti permet d’interpréter ce cadre.
La structuration avec Intervals.icu
Pour organiser l’ensemble, nous travaillons avec Intervals.icu.
Mon entraîneur y planifie les séances avec des objectifs précis en zones et en durée. Après chaque entraînement, les données sont analysées pour suivre la charge, la fatigue et la progression.
La plateforme structure la préparation.
Mais elle ne remplace ni la réflexion ni l’écoute du corps.
Comprendre pour devenir autonome
Ce qui m’intéresse aujourd’hui n’est pas seulement d’exécuter un plan.
Je cherche à comprendre :
- pourquoi telle intensité est placée à tel moment
- comment le volume évolue
- comment mon corps réagit
Et maintenant ?
Dans les prochains articles, je détaillerai mes semaines d’entraînement et publierai des bilans réguliers.
L’idée n’est pas seulement de partager des chiffres, mais de documenter l’apprentissage.